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Histoire de La Réunion

(Source : Petit Futé édition 2006)

L'ile de La Réunion, comme ses voisines l'ile Maurice, Rodrigues et Les Seychelles, n'ont jamais été peuplées avant l'arrivée des premiers européens au XVIIè siècle. Souvent aperçue, parfois accostée pour faire relâche, l'ile de La Réunion, pourtant décrite à l'époque comme un véritable paradis terrestre, ne suscita aucune exploration, les navires ne cherchant qu'une route fiable vers les Indes.

C'est donc le 30 juin 1638 que les français, déjà installé à Madagascar, prennent possession de l'ile, qu'ils nomment Bourbon, encore déserte à cette époque. Louis XIII et son cardinal Richelieu y envoient une flotte. La même année la Hollande prend possession de l'ile Maurice.

A l'époque, c'est surtout la colonisation de Madagascar qui importe aux yeux du Roi. L'implantation d'une colonie fixe et durable à Bourbon se fera de manière très progressive, et ce n'est qu'en 1663 qu'un groupe de 1 français et 10 noirs, dont 3 femmes, s'installent pour ne plus partir. L'ile devient habitée définitivement par les français à partir de cette date.

S'ensuit une période où les gouverneurs vont se succéder, tous plus incompétents et tyranniques les uns que les autres, jusqu'en 1735 avec Bertrand-François Mahé, sieur de La Bourdonnais, qui va développer l'île tel un Napoléon : mise en place d'une démocratie en lien avec la population, d'une douane, de Ponts et Chaussées, de services de communications, d'hôpitaux, introduction du papier-monnaie, ...

L'esclavage a commencé à Bourbon dès le début de son peuplement. Venus de Madagascar ou d'Afrique de l'Est, les esclaves étaient utilisés dans les plantations de canne à sucre et surtout celles de café, dont le commerce permet à l'île de prospérer au milieu du XVIIIè siècle.

Mais les colons restent minoritaires sur l'ile : ils sont 20% contre 80% d'esclaves. Certains esclaves réussissent à s'échapper et se regroupent en bandes dans les Hauts. Ils sont surnommés les Marrons, de l'espagnol cimarron qui veut dire rebelle. L'insécurité est permanente car, privés de tout, les Marrons lancent fréquemment des razzias sur les villes, pillent, assassinent.

Des milices sont organisées et les mutins sont sommés soit de se rendre, soit de périr. Pour faciliter le comptage des Marrons tués et obtenir la prime, les miliciens leur coupent l'oreille après les avoir tués. D'où le surnom encore utilisé aujourd'hui de zoreils pour désigner les Blancs.

L'esclavage prend fin officiellement le 20 Décembre 1848 sur l'ile de La Réunion soit 8 mois après la signature du traité de l'abolition de l'esclavage.

C'est à la révolution française que l'ile Bourbon reçoit son nouveau nom de ile de La Réunion. C'est aussi à cette époque que, délaissée par le nouveau pouvoir de métropole, l'ile de La Réunion tombe aux mains des anglais avec Maurice et Les Seychelles. Mais en 1815, suite à la défaite de Napoléon à Waterloo, l'ile est rendue aux français, mais pas l'ile Maurice ni Les Seychelles ni Rodrigues tombée aux mains des anglais en 1807.

A partir de 1815, l'ile de La Réunion se consacre pleinement et exclusivement à la culture de la canne à sucre. Une véritable industrie se met en place, et le besoin de main d'oeuvre se fait sentir, d'où l'immigration massive de travailleurs indiens tamouls, musulmans, et de chinois.

Mais des maladies sur les plants de canne à sucre, la libéralisation du commerce, la baisse du cours mondial du sucre ruinent bon nombre d'exploitants. La Réunion doit alors se reconvertir et développer d'autres cultures, notamment la vanille, le manioc, les essences de géranium, vétiver, ylang-ylang, ...

C'est le 19 mars 1946 que La Réunion devient département français, comme La Martinique, La Guadeloupe et La Guyane. Elle est alors soumise au même régime administratif, fiscal, électoral et judiciaire ques ldépartements de métropole.

Mais ce n'est qu'en 1996 que l'ensemble des prestations sociales et familiales ont été alignées sur la métropole, à l'exception du RMI. Le SMIC est aligné sur celui de la métropole.

Et en 2002 enfin, le RMI a lui aussi été aligné à celui de la métropole, ultime étape de l'égalité sociale entre DOM et départements de métropole.

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